1,6%, ce n’est pas à la hauteur de l’engagement des salariés.
Le SNFOMTSIE et ses adhérents ont décidé de ne pas signer les NAO 2026. La direction est restée sur sa proposition : 1,6% d’augmentation générale, rétroactive à janvier, sans talon. Pour nous, le compte n’y est vraiment pas.
Un montant qui ne récompense pas l’engagement des salariés
Depuis le premier jour de la fusion, ce sont les salariés qui en subissent les impacts : réorganisations, déploiement de PULSE, changements de pratiques, charge de travail alourdie, incertitudes du quotidien, dégradation des conditions de travail. Proposer 1,6 %, c’est ne pas reconnaître des mois d’efforts et d’engagement afin de maintenir le service rendu aux adhérents.
1,6%, c’est un recul du pouvoir d’achat
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % en juillet 2026 (INSEE). Une augmentation de 1,6% est donc inférieure à l’inflation : concrètement, les salariés s’appauvrissent.
Pire : le SMIC lui-même a été revalorisé deux fois en 2026, de 1,18 % au 1er janvier, puis de 2,41 % au 1er juin. Autrement dit, la proposition de la direction ne couvre même pas la progression du salaire minimum sur l’année.
Et pendant ce temps, le coût de la vie s’envole sur les postes qui pèsent le plus lourd dans le budget des ménages :
- Énergie : + 12,6 % sur un an (juillet 2026).
- Carburant : le gazole est repassé au-dessus de 2 € le litre cet été, avec une flambée de l’ordre de 17 % en un mois.
- Logement : les loyers peuvent être revalorisés jusqu’à 1,15 % (indice de référence, 2e trimestre 2026).
- Alimentation : + 1,0 % sur un an, après plusieurs années de hausses cumulées.
Face à cette réalité, 1,6 %, ce n’est pas une augmentation, c’est un décrochage organisé.