Pourquoi cotiser à un syndicat ?

La question se pose assez régulièrement et force est de constater, depuis plusieurs années, une baisse de l’engagement syndical en France qui se traduit par une baisse des adhésions syndicales.

Parfois lors de mouvements d’opposition nationaux comme la lutte contre la réforme des retraites, les adhésions augmentent mais aucune syndicat aujourd’hui n’atteint les niveau d’adhésions qu’ils avaient par le passé.

Ceci s’explique sans doute par tout un tas de raison: une société un peu plus individualiste, plus consommatrice que productrice.

Mais surtout cela à des répercussions flagrante dans notre société: le recul des droits des salarié.e.s.

Peut-être ne vous en êtes vous pas rendu compte mais depuis plusieurs années maintenant, les politiques, sous les coups de pressions du patronat (MEDEF en tête) cherche par tous les moyens à revenir sur les acquis sociaux des travailleuses et des travailleurs.

Le lundi de Pentecôte travaillé, les diminutions des droits aux chômage, l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, l’inversion de la hiérarchie des normes (le fait pour un accord d’entreprise de pouvoir être moins disant qu’un accord de branche), la diminution des indemnités prudhommales en cas de licenciement (permettant à certains employeurs de provisionner leur futurs licenciements sans causes réelles et sérieuses et donc de se débarrasser plus facilement de leurs salariés), etc.

Tous ces exemples sont la résultantes de la diminution du syndicalisme en France.

Plus les syndicats sont forts plus ils peuvent fédérer les travailleuses et les travailleurs et revendiquer des droits. Moins ils sont fort, et plus le risque de disparition de nos acquis sociaux est grand.

On peut avoir un regard critique critique sur certaines actions passées des syndicats, mais force est de constater que de la journée de 8 heures de travail à la semaine des 35 heures. Des congés payés à  la sécurité sociale, de la retraite à 60 ans  à la mise en place du SMIC (SMIG à l’époque) etc. AUCUN acquis social dont aujourd’hui chaque Française et Français profitent, n’existeraient sans les syndicats en général et surtout la CGT.

L’idée que ces acquis sont immuables et définitifs est un leur. Ils doivent être entretenus, défendus  et l’ont doit aller en chercher de nouveaux, c’est la raison pour laquelle plus nous serons de syndiqués et plus notre force sera grande.

A la CGT, la cotisation mensuelle est équivalente à 1% du salaire net.

66% de cette cotisation est déductible des impôts.

67% de cette cotisation est renvoyée à la confédération de la CGT qui se charge de répartir ensuite une fraction de cette somme à différents niveaux. Une part sert à financer la confédération, une autre sert à financer les fédérations de la CGT, une autre vient alimenter les unions départementales, et enfin une autre les Unions locales.

Une part sert également à financier les publications de la CGT dont sont destinataires les adhérents.

Sur les 33% restant, 5% viennent alimenter l’USD du Rhône (émanation départementale de la fédération santé).

Il reste donc au syndicat 28% de la cotisation pour son fonctionnement propre.

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